place publique

Un mouvement politique assumé, mû par l’urgence d’agir et la nécessité de changements structurels pour répondre aux périls écologique et démocratique.

Construction du mouvement

Pour construire notre mouvement, beaucoup d’acteurs de terrain, d’experts associatifs, de chercheurs sont consultés : leur consultation ne signifie pas qu’ils appartiennent politiquement à Place publique.

Ce qui nous unit

Le constat du glissement vers l’effondrement :
crise écologique sans précédent, accroissement des inégalités, fragilisation des institutions et des structures démocratiques, diktat des multinationales, du libre-échange, de la corruption, montée en flèche des populismes en Europe.

Le sentiment de vivre un tournant dans l’histoire :
Nous sommes face à un effondrement sans précédent des valeurs communes qui unissaient nos sociétés. Sous les coups de boutoir des intérêts privés et des lobbies qui détruisent notre démocratie à petit feu, nous avons perdu la capacité à produire un discours unificateur, clair, porteur d’espoir. C’est ce discours, ce récit collectif que nous devons écrire ensemble en réhabilitant la probité, la sincérité, la confiance, la recherche d’une socialisation heureuse qui passe par l’accueil, la coopération et l’empathie.

La conviction que les solutions s’inventent de « bas en haut » et non de « haut en bas » :
nous voulons partir des expériences de terrain, des solutions élaborées au quotidien par les associations, militants, entrepreneurs d’intérêt public. Ces initiatives fonctionnent et sont porteuses d’espoir. Nous devons leur donner une nouvelle envergure en les connectant sur le territoire et en les montrant en exemple pour les inscrire dans un discours et un récit global et organiser leur passage à grande échelle.

L’urgence d’agir sur le plan politique :
toutes ces initiatives et ces solutions forment un horizon de transformation sociale cohérent et désirable. Elles s’inscrivent dans une vision du monde qui doit nous permettre d’offrir une alternative politique crédible au duel mortifère entre libéraux et populistes.

Nous ne sommes pas

Nous ne sommes pas des professionnels de la politique, mais des militants des luttes humanistes, sociales et écologistes, des associatifs, des acteurs de terrain, des intellectuels, des chercheurs, des entrepreneurs, des artisans, des ouvriers, des scientifiques, des magistrats, des fonctionnaires, des étudiants, des employés, des retraités. Nous sommes des citoyens engagés.

Nous sommes convaincus que nous n’avons plus le temps pour les pétitions de principe et les « petits pas ».

Nous sommes orphelins d’une représentation politique qui serait en accord avec nos valeurs et nos préoccupations.

Nous décidons « d’entrer en politique » pour reprendre notre destinée et celle du monde en main.

Nous voulons

Nous réarmer intellectuellement et occuper le vide laissé dans l’espace public.

Réaffirmer des valeurs sociales, solidaires, écologiques et entrepreneuriales aujourd’hui prises en otage entre l’ultra-libéralisme se revendiquant comme seul progressisme d’un côté, et le national-populisme de l’autre.

Donner au projet européen une dimension démocratique, écologiste et humaine car la communauté des nations européennes est la bonne échelle pour mener les transformations qui s’imposent d’urgence à nos sociétés (changement climatique, érosion de la biodiversité, gestion des flux migratoires, régulation du capitalisme, fiscalité des entreprises...).

Permettre aux solutions opérantes, mises en œuvre par des acteurs de terrain et des réseaux associatifs, de changer d’échelle face au compte à rebours imposé par les climatologues : nous devons avoir opéré des changements structurels majeurs d’ici 2030. L’heure n’est plus aux querelles de chapelle mais à l’action !

Structure

Place publique fait converger de multiples profils et sensibilités autour de quatre grands piliers : le péril écologique, le péril démocratique, la transformation économique et solidaire de nos sociétés, et le projet européen.

De nombreuses causes ont vocation à s’inscrire dans ce paysage, incarnées par des porteurs et porteuses de causes, et animées par un comité de réflexion et d’expertise. L’animation de chaque cause implique la réunion d’acteurs associatifs et d’experts de façon à produire une série de propositions concrètes au niveau local, national et européen.

La production idéologique de notre mouvement politique se fait donc dans le sens inverse du « haut vers le bas » habituel. Le dialogue des porteurs de cause entre eux favorise la confrontation de pratiques, d’expériences et de solutions qui aboutissent à l’élaboration d’un programme dans chaque Urgence (Écologie, Europe, Démocratie, Justice sociale).

Gouvernance

Nous devons inventer collectivement un mouvement politique qui conserve sa sincérité dans le temps, qui demeure un lieu de ressource intellectuelle et éthique et qui évite, à tout prix, l’écueil classique des partis politiques qui se transforment en espace de lutte, de compétition, où les égos priment sur le collectif.

Notre objectif et notre enjeu collectif seront de lutter contre les systèmes de “rente” politique ou militante. Les exigences de construction et de décision collectives, de transversalité et de convivialité en resteront la clé de voûte au fur à mesure que le mouvement s’amplifiera et s’ancrera au niveau local. Une charte viendra clarifier les engagements des personnes issues de Place publique qui se présenteront à des fonctions électives.

Nous visons d’avoir achevé l’invention d’un premier format de gouvernance d’ici février 2019.

Les premiers porteurs de causes

Judith Aquien
déléguée générale Action emploi réfugiés - Cofondatrice de Thot

Charles Braine
militant associatif, ancien marin pêcheur, cofondateur de la Plateforme Petite Pêche

Diana Filippova
co-fondatrice de Ouishare, spécialiste des enjeux du numérique et de l’économie collaborative

Jérôme Karsenti
avocat pénaliste, spécialisé dans la lutte contre la corruption et le contentieux pénal des élus et représentants de l’Etat

Claire Nouvian
fondatrice de l’association BLOOM, lauréate du prix Goldman 2018 pour sa victoire contre le chalutage profond

Jo Spiegel
maire de Kingersheim (Alsace) travaillant au quotidien à transformer sa commune en laboratoire de démocratie participative

Raphaël Glucksmann
essayiste