La guerre en Iran est devenue une guerre régionale. Et au Liban, l’escalade entre le Hezbollah et Israël atteint un point de rupture.

Israël menace de raser la banlieue sud de Beyrouth, un territoire équivalent à la rive gauche de Paris, d’en faire un « nouveau Rafah » selon le ministre des Finances Bezalel Smotrich, et d’envahir le sud du pays.
Des centaines de milliers de personnes sont déjà déplacées, dans une répétition de la guerre de 2024 qui a profondément meurtri le pays et dans une énième violation du droit international.

C’est inacceptable. La France et l’Europe doivent le dire haut et fort aux Israéliens.

Au Liban, le Hezbollah a révélé sa vraie nature : après la mort de Khamenei, l’envoi de roquettes sur Israël a rappelé à tous qu’il ne répond qu’à Téhéran et pas au peuple libanais. Il a perdu l’immense majorité de son soutien.

En face, le Premier ministre libanais Nawaf Salam incarne une autre voie. Il veut désarmer le Hezbollah avec la communauté internationale, il a ordonné à son armée d’arrêter les combattants et de saisir leurs armes. C’est inédit.
Le gouvernement libanais tend la main : nous devons la saisir.

Pour Place publique, l’initiative de médiation d’Emmanuel Macron va dans le bon sens, mais la France doit exiger la fin des bombardements israéliens, refuser toute invasion territoriale dans la moitié sud du pays par Tsahal, et se tenir résolument aux côtés du gouvernement libanais dans son entreprise de désarmement du Hezbollah.

Le rôle de la France, et de l’Europe, est d’utiliser tout son poids diplomatique pour mettre fin à cette guerre, et de soutenir partout dans la région les États qui choisissent la démocratie face à la violence.

Cela commence dès maintenant, au Liban.

6 mars 2026 | Place Publique