Affaire Lyhanna : Face aux renoncements, l’urgence de protéger.

Affaire Lyhanna : Face aux renoncements, l’urgence de protéger.

10 juin 2026

Lyhanna avait 11 ans. Sa mort nous bouleverse. Elle nous oblige aussi. 

Derrière le drame, il y a des décennies d'arbitrages comptables et de renoncements. Nos services publics, gouvernés par la rentabilité et la culture du chiffre, sont calibrés au strict minimum : faire toujours plus avec toujours moins, jusqu'à la rupture. 

L'affaire Lyhanna l'expose à nouveau aujourd'hui : des victimes que notre société n'a pas su protéger. 

Quand la justice manque de moyens, ce sont les plus vulnérables qui paient le prix de nos renoncements collectifs. Face à cela, la critique simpliste et manichéenne de la justice qui nous est proposée par le sixième gouvernement Macron est une honte. 

Quand l’exécutif et le ministre de la Justice jettent le discrédit sur la Justice et manipulent la vindicte populaire pour masquer l'échec total de leurs politiques, rien de bon n’en ressort. 

À Place publique, nous souhaitons renforcer les moyens de la justice, reconstruire les services publics qui protègent, restaurer la confiance dans nos institutions, reprendre la main sur notre capacité collective à protéger. Protéger les enfants. Protéger toutes les victimes qui paient, chaque jour, le lourd tribut des violences sur mineurs qui traversent encore notre société. 

Pour rompre avec cette violence endémique, pour que notre société puisse à nouveau se regarder en face, nous devons :

- Entendre la parole des enfants, l'accueillir et la croire. Systématiquement.
- Augmenter les moyens de la justice et mieux allouer ceux de la police et de la gendarmerie pour que des enquêtes soient diligentées en urgence, des mesures de protection prises rapidement et les dossiers traités avec la célérité requise dans le cas de violences envers les enfants.
- Fournir aux travailleurs sociaux la capacité à accompagner les familles, soutenir la parentalité et prévenir toute forme de violence envers les enfants.
- Soutenir l'appel des 150 associations pour une loi intégrale contre les violences sexistes, sexuelles et les violences sur mineurs, en rappelant que sans moyens sur le terrain, aucune loi ne protège réellement.