Le cadmium empoisonne silencieusement les Français : le Parlement doit agir maintenant.
Pendant des années, l’amiante a tué dans le silence. Aujourd’hui, un autre poison contamine massivement notre alimentation, c’est le cadmium.
Un poison du quotidien Classé cancérigène certain depuis 1993, ce métal lourd se retrouve dans des produits du quotidien via les engrais phosphatés utilisés en agriculture. Il s’accumule durablement dans les sols, puis dans les cultures avant de se retrouver dans notre alimentation et donc, dans nos organismes.
Les alertes scientifiques se multiplient depuis des années. Les Français figurent parmi les populations les plus exposées d’Europe au cadmium, avec des niveaux d’imprégnation trois à quatre fois supérieurs à ceux observés dans plusieurs pays européens. Les médecins parlent d’une véritable bombe sanitaire.
Parce qu’il s’accumule dès le plus jeune âge, le cadmium condamne une génération à des risques durables et alarme les autorités sanitaires elles-mêmes. Nous savons agir Aujourd’hui est examinée la proposition de loi portée par le député écologiste Benoît Biteau visant à réduire le cadmium dans les engrais phosphatés, première source de contamination des sols agricoles et de notre alimentation.
C’est une trajectoire claire, progressive et scientifiquement fondée, une réponse politique nécessaire à une urgence sanitaire que l’État ne peut plus balayer. Aux sirènes des lobbys qui cherchent à retarder l’action, nous répondons que des alternatives existent et plusieurs pays européens imposent déjà des seuils bien plus exigeants.
La réduction du cadmium est techniquement réaliste avec des surcoûts marginaux au regard des vies en jeu. Pour de la volonté politique en santé publique Voir des groupes politiques bloquer encore ce texte est profondément irresponsable.
Protéger les Français d’un cancérogène présent dans notre alimentation n’admet ni calculs ni temporisation. Nous avons les solutions et les connaissances scientifiques. Ce qu’il manque ici, c’est la volonté politique. La proposition de loi de Benoît Biteau, pourtant inscrite à l’ordre du jour, n’a pas été examinée par manque de temps parlementaire.
Chaque mois d’inaction augmente le risque pour la population.
Nous refusons cette fatalité. Parce que c’est une question de santé publique et de responsabilité politique, nous serons attentifs à son étude lors de la semaine transpartisane de juin, dont l’objectif est de mettre en valeur le travail parlementaire et de permettre aux députés de dépasser leurs divergences idéologiques pour avancer sur des textes consensuels.
L’inaction n’est pas neutre, et attendre revient déjà à renoncer.