En Cisjordanie, l'expansion illégale israélienne atteint un niveau sans précédent, avec 500 000 colons répartis dans 146 implantations et 400 avant-postes.
Une “annexion de facto” (évoque le coordonnateur de l'ONU)
Sur le terrain, les maisons incendiées, les terres confisquées, les familles chassées et remplacées par des colons dans des quartiers reliés à Israël par des routes sécurisées. Amnesty International parle même de "nettoyage ethnique" en vue de l'annexion. Cette fuite en avant mortifère enferme Israël dans une logique de confrontation permanente. Face à cela, la France et l'Union européenne ne peuvent plus se contenter de déclarations prudentes et de condamnations jamais suivies d'effet.
Premier partenaire économique d'Israël, l'UE dispose de leviers importants.
Si elle veut défendre le droit international : elle doit le faire partout, sans exception et sans frilosité.
Place publique appelle à :
- Conditionner la coopération avec Israël au respect du droit international et suspendre l'accord d'association UE-Israël.
- Sanctionner les acteurs de la colonisation illégale.
- Soutenir la liberté de la presse et les organisations indépendantes.
- Agir diplomatiquement pour préserver la solution à deux États, ce qui induit la non-violation du territoire palestinien.
Alors que l'annexion et la violence coloniale s'installent dans l'impunité, la France et l'Europe doivent choisir :
- Se détourner de leurs responsabilités ou peser réellement.
- S'opposer à la colonisation israélienne est un devoir politique et humanitaire.