Fête du Cinéma : pourquoi le Centre National du Cinéma (CNC) est une fierté française à protéger.

Fête du Cinéma : pourquoi le Centre National du Cinéma (CNC) est une fierté française à protéger.

2 juil. 2026

Alors que s’ouvre la populaire Fête du Cinéma qui va remplir les salles de toute la France avec des séances à 5 euros, Place publique veut rappeler une évidence que l’extrême droite s’acharne à travestir : le CNC est l’une des plus grandes réussites françaises et il ne coûte rien aux contribuables.

Un modèle unique, qui s'autofinance

Le président du CNC l’a établi sans détour : le CNC ne mobilise pas un seul euro du budget de l’État mais s’autofinance par des taxes acquittées par les seules entreprises du secteur (salles, chaînes et plateformes), y compris les géants américains.

Ses seules recettes internationales représentent 1,3 milliard d’euros par an, bien plus que tout le soutien public dont il bénéficie.

C’est ce modèle, salué et copié dans le monde entier, que le Rassemblement National veut démanteler. En proposant de priver le CNC de ses ressources pour les renvoyer au budget de l’État, le RN ne travaille pas à des économies : il veut proposer, à terme, la suppression du CNC et abandonner notre création aux géants du streaming. Par la voix de Sébastien Chenu, l’extrême droite réduit le cinéma à une « culture du guichet ».

Derrière l’habillage comptable, le projet est limpide : un cinéma de pur marché, concentré, standardisé, où ne survivrait que ce qui rapporte vite et où on ferait taire ce qui dérange les conservateurs et autres réactionnaires.

Un enjeu de souveraineté culturelle

Pourtant, les faits sont têtus. Grâce à ce modèle, la France est le 3e marché du cinéma au monde, derrière la Chine et les États-Unis, alors qu’elle n’est que le 23e pays par sa population. C’est le seul grand pays où le public plébiscite ses propres films : 38 % des entrées en 2025 étaient françaises, une part sans équivalent en Europe.

Et c’est une France de proximité : 93 % des Français vivent à moins de trente minutes d’une salle. Aucun autre pays au monde n’a fait de l’accès au cinéma un enjeu d’égalité culturelle des territoires.

Le CNC est notre souveraineté culturelle, notre diversité, nos 260 000 emplois et l’égalité d’accès à la culture, sans un euro d’impôt.

Place publique défendra sans relâche le CNC et le modèle français de soutien à la création.

Cette semaine, la plus belle réponse à ceux qui veulent affaiblir notre cinéma, c’est d’aller le faire vivre.

Direction les salles ! La culture n’est pas une dépense, c’est notre liberté !